Après cinq jours de formation sur les techniques de transformation des produits agricoles post récolte, plus de  50 agriculteurs venus de neuf provinces du Gabon ont reçu, le 3 février, leurs parchemins.

Le ministre de la Promotion des moyennes entreprises remettant le parchemin à l’un des participants à la formation, le 3 février à Libreville. © Gabonreview

 

Lancée le 30 janvier par l’Organisation des nations unies pour l’alimentation (FAO), en collaboration avec le ministère de la Promotion des moyennes entreprises et le ministère de l’Agriculture, la formation technique destinée aux transformateurs des produits locaux s’est achevée le 3 février à Libreville avec la remise des parchemins aux participants.

Quelques moments ayant marqué l’évènement. © Gabonreview

Dispensée par les formateurs venus du Burkina Faso, la formation avait, entre autres, pour objectifs la maitrise des méthodes et outils indispensables pour la transformation des produits, mais également leur valorisation grâce à  la maitrise des nouvelles technologies de l’information et de la communication NTIC.

A en croire  la représentante des participants, les cinq jours d’échanges leur ont permis « d’acquérir des technologies nécessaires devant leur permettre de mieux valoriser leurs produits sur le marché», s’est félicité Bertille Kengue Makita. « Car, a-t-elle poursuivi, la formation nous a donné des connaissons  sur les techniques d’hygiène, les 5M c’est à dire la marche en avant,  comment nettoyer le matériel, ainsi que et les matières premières jusqu’à leur commercialisation en passant par la transformation ».

Pour elle, «la principale difficulté à laquelle étaient confrontés les participants se situait au niveau de l’accès aux technologies et la connaissance des normes  en vigueur ». Une difficulté franchie par la formation. D’autant que durant les 5 jours de formation,  plusieurs produits locaux ont pu être transformés et exposées au public, notamment la conserve de tomate, la purée de tomate, le jus de tomate, le sirop de gingembre, les biscuits de patate douce et le jus de gingembre.

Selon Bertille Kengue Makita, «la particularité de ces produits est qu’ils peuvent être conservés pendant six mois sans être putréfiés ».Une initiative  dont le ministre de la Promotion des petites et moyennes entreprises n’a pas manqué de souligner la pertinence.

«Les acquis de cette formation sont nombreux à savoir : la meilleure sécurité alimentaire et nutritionnelle, l’amélioration de la qualité de produits transformés et une intensification des produits locaux dans les grandes surfaces commerciales…», a déclaré Biendi Maganga Moussavou à la clôture de la formation.

Pour sa part, Helder Mutaia, représentant de la FAO, a rassuré sur la disponibilité de son organisme à multiplier et répéter ce genre d’initiatives à l’endroit des agriculteurs gabonais.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga