Sevré des projets agro-alimentaires d’envergure, le chef-lieu du département de Ndoulou, dans la Ngounié, est désormais un vivier de la culture du palmier à huile, sous la houlette d’Olam.

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Alors que ses terres ont longtemps souffert de l’absence des projets d’agriculture de masse, le chef-lieu du département de Ndoulou, dans la Ngounié, apparait désormais comme un des symboles de l’agro-industrie sous l’impulsion d’Olam. Aux abords de la ville, en effet, la filiale locale du géant singapourien y développe la culture du palmier à huile.

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Le lot exploité s’étend en effet sur 31 000 hectares, dont 9300 hectares ont été dédiés pour la culture du palmier à huile, le reste constituant les zones à Haute valeur de conservation (HVC). «Nous avons démarré les activités ici en décembre 2014 et notre première récolte est prévue cette année, en 2017», a déclaré le directeur de la plantation de Mandji, le 16 janvier, soulignant que le lot est divisé en trois grandes plantations.

«8350 hectares ont déjà été plantés. Il ne reste environ que 950 hectares à cultiver. Nous allons faire cela d’ici la fin du mois prochain», a ajouté le directeur de la plantation.

Michel Ekongo n’a pas manqué d’évoquer le volet social, avec des actions posées par Olam au bénéfice des populations vivant dans les villages impactés par son activité. «Les populations locales ont la priorité en matière d’emplois», a-t-il affirmé. Toutefois, a-t-il ajouté : «Compte tenu de nos besoins, nous avons cependant sollicité des ressortissants d’autres provinces pour renforcer nos effectifs».

Cette main d’œuvre supplémentaire issue de la Nyanga, du Woleu-Ntem ou encore du Moyen Ogooué, vient ainsi renforcer les effectifs existants, pour un total de 915 employés gabonais. D’autant que la société est confrontée à plusieurs cas de défection d’ouvriers gabonais. «Au bout de quelques mois, voire quelques jours, certains travailleurs s’en vont face à la difficulté de la tâche», a déploré Michel Ekongo.

Par ailleurs, la multinationale compte également dans ses rangs, une main d’œuvre étrangère, essentiellement en provenance de l’Asie et estimée à 300 têtes. Au nombre d’actions d’Olam au bénéfice des populations des villages riverains on note plusieurs réalisations à caractère social. «Nous avons mis en place l’éclairage public. Nous avons également creusé des puits et réhabilité les écoles et dispensaires existants», a assuré Michel Ekongo.

Autant de réalisations ayant arraché quelques commentaires à Dieudonné Minlama, actuellement à la tête d’une mission sur les sites d’Olam à travers le pays. «Au moment où l’on dénombrait les terres arables au Gabon, cette zone n’était pas comprise. Or, la spécificité de la présente plantation est quelle est établie sur une superficie qui n’était exploitable ni par les populations locales, et encore moins par aucun opérateur agro-industriel», a rappelé Dieudonné Minlama.

«C’est donc une véritable prouesse réalisée par Olam, que de planter dans cette zone autrefois parsemé de cailloux et autres rochers», s’est-il félicité, lançant par ailleurs un appel aux jeunes sans-emplois des contrées environnantes, à rejoindre l’aventure d’Olam à Mandji.