N’ayant pas eu lieu comme prévu à la rentrée scolaire 2017-2018, Biendi Maganga-Moussavou, le ministre de l’Agriculture, a annoncé ce lundi 4 juin sur Urban FM le lancement des «Classes vertes» à la rentrée scolaire 2018-2019.

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Invité au Dafreshmorning, la matinale de la radio Urban FM, Biendi Maganga-Moussavou a assuré, lundi 4 juin, que le gouvernement n’a pas abandonné le projet d’ouverture des «Classes vertes» à Libreville et à l’intérieur du pays. «Les Classes vertes seront opérationnelles dès la (prochaine) rentrée scalaire», a promis le ministre de l’Agriculture.

Si la mise en place de ses classes devant accompagner le programme Graine ne s’est pas faite lors de la rentrée scolaire 2017-2018 comme annoncé, le ministre a expliqué que c’était pour éviter des ratés. Avec les «Classes vertes», le gouvernement ne souhaite pas entrer «dans des situations ponctuelles», d’où la nécessité d’avoir «pris la peine de mettre en œuvre un outil de conception et d’organisation, pour que le dispositif soit désormais généralisé et pérenne».

La phase pilote du projet «Classe vertes» a été lancée le 28 avril 2018 à Owendo par les ministres de l’Agriculture et de l’Education nationale d’alors. Ce projet, avaient-ils expliqué, visait à susciter des vocations dans les métiers de l’agriculture, en commençant par Libreville et Owendo avant son extension dans d’autres villes du pays. Les objectifs pédagogiques annoncés étaient plutôt précis : l’éducation des enfants à l’agriculture à travers l’activité du jardinage, l’enseignement aux apprenants d’un bref aperçu historique de l’agriculture dans le monde et au Gabon, la promotion auprès des élèves des différents types d’agriculture.

Biendi Maganga-Moussavou a également abordé le sujet lié à l’Ecole nationale de développement rurale d’Oyem. Tout en reconnaissant son «potentiel important», le ministre estime que cet établissement «doit être réorganisé». Une réorganisation qui, selon lui, implique «l’intégration de nouveaux curricula». Cette idée, a-t-il dit, est prise en compte dans le Projet d’appui au programme Graine, au même titre que le Lycée technique agricole de Lébamba. Le même projet prévoie d’«inclure les filières agricoles dans tous les lycées techniques et les centres de formation professionnelle du pays».