Convaincu de ce que la relance de l’agriculture passe par la formation, le gouvernement annonce pour l’année scolaire prochaine la mise en œuvre effective de plusieurs projets, à l’instar de l’ouverture de nouvelles filières dans les écoles.

Une élève du lycée Mikolongo à Okala (Akanda) dans un champ de Folong. © D.R.

 

Les autorités gabonaises en sont convaincues. La relance de l’agriculture sur le plan national passe par la formation. Aussi, une commission interministérielle avait-elle été mise en place en avril dernier, qui devait organiser la formation dans le secteur agricole. Elle a remis son rapport, jeudi 28 juin, au ministre de l’Agriculture Biendi Maganga-Moussavou, qui a aussitôt annoncé le lancement de plusieurs projets laissés en suspend.

Dès la rentrée scolaire prochaine, le ministère de l’Agriculture, en partenariat avec les départements ministériels chargés de l’Education nationale et de la Formation professionnelle, envisage de lancer les activités du lycée agricole de Lebamba, d’introduire des filières agricoles dans les lycées techniques (Estuaire, Haut-Ogooué, Ngounié et Ogooué-Ivindo) et d’ouvrir des «classes vertes» dans les écoles primaires et les établissements secondaires du pays.

«C’est l’occasion pour nous d’avoir des jeunes Gabonais qui soient formés pour devenir, soit des entrepreneurs agricoles avec des base techniques, conceptuelles et pratiques, soit des accompagnateurs d’initiatives privées, dans le cadre des investissements directes étrangers que nationaux», estime Biendi Maganga-Moussavou, disant avoir répondu aux directives du président de la République.