Si ses mécanismes d’approvisionnement n’ont pas été clairement définis, cet instrument de financement durable du secteur agricole a tout de même été lancé le 10 février dernier à Libreville.

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Organisé le 10 février à Libreville, le symposium de réflexion sur le mécanisme de financement durable du secteur agricole a débouché sur le lancement du Fonds national de développement agricole. Selon le ministère de l’Agriculture, cet instrument a pour but de créer les conditions d’une offre de services financiers intégrés et de proximité.

Il s’agit également de répondre aux préoccupations des acteurs de la chaîne des valeurs agricoles et de réduire la vulnérabilité des producteurs, par l’amélioration des performances des uns et des autres. Pour atteindre ces objectifs, il faudra, selon le ministre de l’Agriculture, l’apport des acteurs, aussi bien du secteur privé que du secteur public, des établissements de crédit et des banques.

 «En dehors de l’accroissement et de l’optimisation des investissements publics au développement, il s’agira de stimuler l’intervention du secteur privé», explique Yves Fernand Manfoumbi, soulignant qu’à terme, «il faudra offrir des services et des produits de qualité adaptés aux besoins».

En effet, les défis de cet instrument dont les moyens restent à déterminer sont énormes. Il s’agit notamment de parvenir à l’autosuffisance alimentaire, en réduisant par une intense production le coût des denrées alimentaires. Cet outil doit contribuer aussi à lutter contre le taux élevé de chômage, assurer un aménagement équilibré du territoire et résoudre la question du financement durable des activités agricoles.