Des jeunes et des femmes de la Remboué ont récemment été formés sur les techniques améliorées de production multiple de plants sains de bananiers, par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le ministère gabonais de l’Agriculture.

Des jeunes et des femmes de la Remboué au contact de la technique du PIF. © FAO/Levy Bouassa

 

Dans l’objectif de renforcer la disponibilité du matériel végétal de qualité et en quantité, la FAO et le ministère de l’Agriculture ont organisé du 15 au 20 janvier une session de formation sur la technique du PIF (Plants issus des fragments de tiges), au profit des femmes et des jeunes producteurs de banane de la Remboué, à environ 200 km de Libreville.

Moments de la formation avec des jeunes et des femmes de la Remboué. © FAO/Levy Bouassa

«Les apprenants ont été initiés sur les techniques de conditionnement des rejets de bananiers pour obtenir les explants, à les ensemencer dans le germoir, à sevrer et à élever les vivo plants sous combrière en vue de leur endurcissement», a expliqué Hortense Mbondji, membre de la cellule genre et expert en technique PIF. Il s’est donc agi, a ajouté Yolande Mbeng, directeur général adjoint de l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (Agasa), d’«outiller les producteurs de banane de la Remboué d’une technique améliorée de multiplication rapide et en masse de plants sains de matériel végétal afin d’accroitre la production de banane». Responsable de la cellule genre au ministère de l’Agriculture, elle a dit espérer qu’à la suite de cette formation, les participants arriveront à faire développer la filière, et à terme «créer un réseau de semenciers» sur le plan national.

Plus d’une trentaine de femmes et de jeunes ont pris part à cette formation qu’ils souhaitent voir pérenne. «Cette formation nous a permis d’acquérir les rudiments nécessaires pour produire la semence saine et lutter contre les charançons qui réduisent la durée de vie de nos bananiers», s’est réjouie Géneviève Akele Nzue, bénéficiaire.

Pour sa part, Huguette Biloho Essono, chargée de programme FAO, a indiqué que cette formation a été organisée dans le but d’«accompagner ces femmes et ces jeunes dans la production de la matière première afin de les rendre plus autonomes dans leur activité de production de banane et lutter contre la pauvreté en milieu rural». Son organisme est un partenaire stratégique du ministère gabonais de l’Agriculture dans l’amélioration de la production, de la transformation des produits, du développement de l’entrepreneuriat local et l’organisation coopérative.

Au Gabon, la banane constitue un aliment de base essentiel. Sa commercialisation représente une source de revenus importante pour les populations rurales et sa production en masse contribuerait à la sécurité alimentaire du pays. Cependant, on observe une faible production en quantité et en qualité de banane au Gabon, ce qui constitue un frein à la mise en place d’une filière banane. Les faibles rendements de cette production sont liés essentiellement à l’utilisation du matériel végétal peu performant et à des techniques agricoles rudimentaires.