Condamnant la récente agression verbale contre Edouard-Pierre Valentin et Crépin Gwodock à Paris, le président du mouvement Honneur et dignité a annoncé son entrée dans «la résistance», en se constituant partie civile dans le cadre de la plainte déposée contre les agresseurs présumés.

Le président du mouvement Honneur et dignité, Télesphore Obame Ngomo. © Gabonreview

 

Les membres du mouvement Honneur et dignité ont annoncé, samedi 1er juillet, que leur mouvement se constituait partie civile, dans le cadre de la plainte déposée contre les agresseurs présumés de l’ancien ministre Crépin Gwodock et Edouard-Pierre Valentin, le PCA de la Société commerciale gabonaise de réassurance (SCG-Ré).

Leur décision a été prise pour éviter que «les séances d’humiliation et de déshumanisation inutiles s’abattent sur d’autres». Les deux hommes avaient été violemment pris à parti, le 24 juin, sur la terrasse d’un café parisien. Télesphore Obame Ngomo et les siens y voient un acte perpétré par «des chiens errants et enragés de la République», dont les conséquences, négatives pour la cohésion nationale et l’image du Gabon, sont à craindre.

Une semaine après cette agression, tout en refusant que «la loi du Talion» devienne «la chose la mieux partagée» entre les Gabonais, le mouvement a sonné la fin du règne du «silence complice ou coupable» et invité les Gabonais à «la résistance jusqu’à ce (que les auteurs présumés de l’agression) soient définitivement vaincus». «Notre pays et ses valeurs sont invités à une guerre contre (ceux) qui constituent une honte pour le Gabon voire même pour l’humanité. Car, dans quel pays responsable et civilisé, il est cautionné l’injure publique ou toute forme d’agression sur autrui ? Nul patriote, désireux de vivre dans un pays stable et respecté ne devrait rester en dehors de ce combat. Il en va de la préservation de la paix et de la restauration de la dignité du Gabon», a déclaré Télesphore Obame Ngomo.

Au sein du mouvement Honneur et dignité, nombreux sont ceux qui pensent que les récentes agressions de dirigeants gabonais à l’étranger sont commises par «des individus en manque d’éducation, de formation et même d’activités professionnelles». Pour le président dudit mouvement, «un Gabonais qui a une occupation noble et gagne dignement sa vie à l’étranger à mieux à faire que de scruter les agendas ou de chercher les hôtels des autorités gabonaises en visite dans un pays étranger».