Licenciés dans le cadre de la restructuration de l’Agence gabonaise de presse (AGP), les agents contractuels de cette structure ont «séquestré», le 19 septembre 2018, l’Administrateur provisoire, Fidel Bitéghé, pour réclamer leurs droits cumulés s’élevant à 240 millions de Francs CFA.

Des agents de l’AGP en sit-in au siège, à Libreville. © D.R.

 

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L’Administrateur provisoire de l’Agence gabonaise de presse(AGP), Fidel Bitéghé, a passé un sale quart d’heure le 19 septembre. Il a été pris en otage par des agents contractuels licenciés de l’AGP qui réclament leurs droits. A travers ce geste, ils espéraient «donner un caractère plus que sérieux et désespéré» à leur revendication et attirer l’attention du gouvernement sur leur cas.

Désargentés et désemparés à la veille de la rentrée scolaire, les 49 agents déflatés ont jugé opportun de marquer les esprits à travers ce mouvement d’humeur. Ils réclament le payement de leurs droits légaux, ainsi que sept (7) mois arriérés de salaire, soit environ 240 millions de francs CFA. «La plupart d’entre nous sont devenus des mendiants et des sans domiciles-fixes», a déclaré un des agents. Il a regretté que l’Etat gabonais et son gouvernement soient devenus «si insensibles au sort de ses enfants». «Des mariages n’ont pas résisté à l’épreuve de la crise et beaucoup de nos enfants ne sont pas sûrs de retrouver les chemins des classes», a-t-il ajouté.

De bonne foi, Fidèle Bitéghé assure qu’il travaille d’arrache-pied pour ce dossier. Les arriérés de salaires étant de 7 mois, ce dossier a été bouclé et le cumul de tout ce qu’il y a à payer à ces anciens agents de l’AGP s’élève à 240 millions de francs CFA, a-t-il expliqué. «J’ai adressé un courrier au ministre de la Communication le 8 juin 2018», a assuré l’Administrateur, indiquant «qu’ils sont venus réclamer que je leur paie leurs droits. J’ai proposé que nous allions au ministère pour rencontrer le ministre afin qu’il nous éclaire ». Au ministère de la Communication, les informations reçues, affirme l’ADG, indiquent que le dossier a déjà été traité par le ministre de tutelle qui l’a transmis, depuis mi-juillet dernier, à la Direction générale du Budget. Pour l’heure, le dossier serait encore à cette Direction.