En vue de jauger sa capacité à gérer rationnellement 655 millions de francs CFA qui lui seront alloués en trois ans dans le cadre du Programme GMES, l’Agence gabonaise d’étude d’observation spatiale (Ageos) a subi une évaluation technique et financière le 15 mars à Libreville par les experts de l’Union africaine.

L’antenne satellitaire de l’Agence gabonaise d’étude et d’observation spatiale (Ageos) à Nkok (Image archives). © AFP

 

L’Agence gabonaise d’étude d’observation spatiale (Ageos) s’est prêtée le 15 mars à Libreville, à une évaluation technique et financière des experts de l’Union africaine.

Prévue durer deux jours, l’évaluation vise à jauger la capacité de l’Ageos à gérer, conformément aux normes de la Commission de l’Union africaine, les fonds qui lui seront alloués durant trois ans.

Estimée à 655 millions de francs CFA, cette dotation s’inscrit dans le cadre du Programme de surveillance mondiale pour l’environnement et la sécurité (GMES) et Africa/Union africaine.

Selon le coordonnateur du programme, «le projet consiste pour l’Ageos à gérer ces fonds durant trois ans, dans l’observation de la terre pour la gestion des ressources naturelles et en eau», a expliqué Tidiane Ouattara.

Pour ce dernier, «Cela devrait amener l’Ageos à mettre à la disposition de tous les africains, dans les prochaines années, les données, applications et services qui en découleront».

Le directeur général de l’Ageos s’est réjoui de l’évaluation. Car, a relevé Aboubacar Mambimba Ndjoungui, «les thématiques principales de la préservation et connaissances des ressources en eau et naturelles sont importantes et définies dans le plan de convergence de la Communauté des Etats de l’Afrique centrale».

Lancé du 13 au 15 février 2017 à Addis-Abeba en Ethiopie par l’union africaine, le programme GMES et Africa consiste à renforcer les capacités techniques et institutionnelles en Afrique, afin d’utiliser les données d’observation de la Terre dans l’élaboration des politiques.

Ce programme s’appuie sur des efforts conjoints fournis depuis 10 ans et sur une contribution de l’Union européenne, pour un montant évalué à plus de 70 millions d’euros, soit 45 milliards de francs CFA.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga