Les étudiants gabonais boursiers en Afrique du Sud sont privés de bourses d’études depuis plus de six mois déjà. Abandonnés à eux-mêmes, ils cherchent des réponses à cette situation désespérante.

Les étudiants gabonais boursiers en Afrique du Sud sont privés de bourses d’études depuis plus de six mois déjà. © Gabonreview

 

La crise économique que traverse le pays, ferrait-elle déjà des victimes au sein des boursiers gabonais en Afrique du Sud? C’est du moins la question qui taraude l’esprit des étudiants exaspérés par cette situation malencontreuse. En effet, depuis plus de six mois les étudiants de License, Master et ceux de première année de cycle Doctorat, semblent-être radiés des listes de l’Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG)

Privés d’information et d’interlocuteur, ces étudiants livrés à eux-mêmes s’interrogent sur les raisons de l’absence d’allocation de bourses pour la quasi-totalité des ayant droits gabonais en Afrique du Sud, depuis plus de six mois. «Nous voilà en juillet, et toujours rien. Aucune information concrète ne nous est parvenue. Nous vivons mal, nous n’arrivons pas à payer nos loyers, nous concentrer dans nos études. Nos frais de scolarité et l’assurance médicale ne sont pas toujours payés. Nous ne savons pas vraiment à quoi ils (l’ANBG et les responsables financiers et comptable de ladite agence) sont en train de jouer », a déclaré une étudiante en cycle de Master dans une université de Johannesburg.

Selon certaines sources, certains Gabonais se seraient déjà rapprochés des autorités sud-africaines pour se plaindre de leur situation jugée chaotique. «Car en effet, jamais une année ne se passe sans que ces derniers ne traversent de telles situations. Quitte à savoir comment les évènements vont se déroulér dans les prochains jours», a indiqué un autre étudiant résidant dans la ville de Pretoria.

Les étudiants craignent déjà pour leur avenir menacé par une éventuelle exclusion des établissements sud-africains. Ce d’autant que les frais auxquels ils doivent faire face dans ces établissements sont onéreux et nullement à la portée de tous.