Les prévisions économiques de l’Institution de Washington annoncent un rebond de la croissance dans la région en 2018.

La BM prédit une croissance de 3,2% en 2017 pour l’Afrique subsaharienne. © D.R.

 

D’après son rapport sur les perspectives économiques mondiales publié le 9 janvier, l’institution onusienne prédit une accélération de la croissance en 2018 et 2019 pour la zone Afrique subsaharienne. «Après un repli de 3,1% en 2016 et une hausse de 2,4% l’année dernière, la croissance dans la région devrait progresser de 3,2% en 2018 puis de 3,5% en 2019», indique le rapport de la Banque mondiale.

L’embellie procèderait de la demande domestique et du raffermissement des prix des produits de base, découlant de la reprise de la croissance au niveau mondial prévue pour s’établir à 3,1%. Trois économies principales de la région devraient soutenir cette tendance : l’Afrique du sud avec une hausse de son PIB de 1,1% contre 0,8 en 2017, le Nigéria avec 2,5% contre 1% en 2017, et l’Angola avec 1,6% contre 1,2% en 2017.

La Banque mondiale a cependant mis en garde contre certains facteurs susceptibles de compromettre ces perspectives. Notamment, «un recours excessif à l’emprunt extérieur», un «durcissement» des conditions de financement à l’échelle mondiale et les incertitudes politiques dans certains pays. Selon l’institution de Bretton Woods, le ralentissement de l’économie chinoise pourrait impacter l’économie de la région, à travers la baisse des prix des matières premières. Les plus exposés à ces risques sont les pays exportateurs de métaux et les économies de la Cemac.

De même, l’institution de Washington prévoit une croissance modérée dans la région de la Cemac. Elle devrait s’améliorer progressivement, les économies continuant à s’ajuster à des niveaux de prix du baril moins élevés. Tout le contraire dans la zone Uemoa, «où l’activité économique devrait rester solide, avec une croissance rapide au Sénégal et en Côte d’Ivoire», a conclu la Banque mondiale.

Auteur : Alain Mouanda