Le 3e symposium de l’AfriGEOSS, le système africain des systèmes de l’observation de la terre, tenu du 26 au 28 juin à Libreville, a débouché sur la volonté des Etats de créer un organe d’observation spatiale commun en Afrique.

Les experts du 3e symposium de l’AfriGEOSS autour du ministre délégué à la communication Chantal Akouosso, le 28 juin 2018. © Gabonreview

 

Des participants au 3e symposium. © Gabonreview

Démarré le 26 juin sous le thème «Construire des observations de la Terre plus intelligentes pour soutenir les politiques de développement durable», le 3e symposium de l’AfriGEOSS s’est achevé le 28 juin dans la capitale gabonaise.

Après trois jours de partages d’expériences et de débats avec les experts, autour de la thématique retenue cette année, les participants ont exprimé la volonté de créer un organe d’observation de la terre commun en Afrique.

Autrement dit, les représentants des Etats ont marqué leur volonté à s’unir, mutualiser des efforts et mener des réflexions plus poussées en vue de créer un organe d’observation de la terre continental dans les prochaines années.

Cet organe devrait, entre autres, faciliter la localisation des terres arables en Afrique, identifier des zones à risques, prévenir sur les changements climatiques. Tout ceci dans l’objectif de soutenir les politiques de développement durable.

Prononçant son allocution de clôture du symposium, la ministre déléguée à l’Economie numérique, Chantal Akouosso, s’est satisfaite de la qualité des travaux et davantage du projet évoqué par les participants. Pour elle, s’il est mis en place conformément à leur volonté, cet organe d’observation spatiale africain «permettrait une meilleure occupation de sols, une gestion durable des forets et de l’eau, un meilleur accompagnement des services de santé et de climatologie».

Pour sa part, le directeur général adjoint de l’Agence gabonaise d’études et d’observation spatiale s’est félicité de la capacité de l’Ageos et du Gabon à abriter des évènements d’envergure continentale.

Organisé après celui de Sunyani au Ghana en 2017, le symposium de Libreville s’est tenu dans le cadre du Groupe on Earth Observation (GEO). Il visait, entre autres, à renforcer la collaboration, les synergies et les opportunités liées aux différentes initiatives nationales et internationales.

Les travaux de Libreville ont notamment porté sur les questions liées à la santé alimentaire et l’agriculture durable, l’eau en Afrique, l’occupation des sols dans le continent et la gestion durable des ressources naturelles.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga