A travers plusieurs organisations et associations, la Société civile gabonaise a donné de la voix, le 1er mars à Libreville, à propos de l’affaire opposant l’Etat gabonais et la Société d’eau et d’énergie du Gabon (SEEG), filiale du groupe français Veolia.

Le président de l’Organisation non-gouvernementale (ONG), Croissance saine environnementale (CSE), Nicaise Moulombi. © Gabonreview

 

Etant donné que le débat s’est déporté sur le terrain environnemental, ces ONGs ont jugé opportun de s’exprimer sur le dossier. Par la voix du président de l’Organisation non-gouvernementale (ONG), Croissance saine environnementale (CSE), Nicaise Moulombi, dont le groupe a dénoncé, depuis 2004, les pratiques environnementales peu orthodoxes de Veolia au Gabon, la Société civile a donc fait son entrée dans ce débat opposant l’Etat gabonais au groupe Veolia.

La société civile a invité à la mise en place d’une commission gouvernement – Veolia – collectivités locales – Observatoire de promotion de développement durable, de produits et services des industries du Gabon (ODDIG) pour une enquête sur le dossier. Ceci dans le but de faire la lumière sur les présumés crimes environnementaux dénoncés par le gouvernement.

Lors ce point de presse, Nicaise Moulombi et les siens ont rappelé que ce conflit est né de la conséquence du flou qui a existé dans la signature de ce contrat en 2007 jusqu’en 2018.

«A cause de ce flou qui existe, nous demandons au gouvernement gabonais et à Veolia de publier l’entièreté de leur contrat, y compris les annexes confidentielles, de faire progresser le cadre juridique et réglementaire pour une application effective de la loi sur la protection de l’Environnement et de rendre plus robuste la fiscalité environnementale par l’application des outils économiques pour la préservation de la biodiversité et des services Eco-systémiques…», a-t-il demandé.

Si ces ONG recommandent la prise de conscience des acteurs des organisations de la Société civile des pays africains sur l’importance stratégique des secteurs de la gestion de l’eau, de l’énergie et des déchets afin d’exiger une réédition des comptes à leur Etats respectifs, elles exigent également la réalisation des diagnostics quantitatifs et qualitatifs des sites Veolia de 2007 à 2018, la réalisation d’une enquête de satisfaction de la qualité du service fourni aux usagers.

Le point de presse a été donné par les membres de Croissance saine environnementale, du Réseau des Organisations de la société civile pour l’économie verte en Afrique centrale, du Haut Conseil des Acteurs non-étatiques du Gabon et l’Observation des Droits et de la démocratie en Afrique centrale.