Détenu à la prison centrale de Libreville depuis le 18 avril 2017, l’aide de camp de l’opposant Jean Ping est privé de son avocat pour préparer sa prochaine audition, sur le fond de l’affaire, prévu en début de semaine prochaine.

Me Jean-Rémy Bantsantsa. © D.R.

 

Placé sous mandat de dépôt par le premier juge d’instruction, puis incarcéré à la prison de Libreville sous des inculpations de détention et usage de son ancienne carte militaire et détention illégale d’arme, Alain Djally, l’aide de camp de l’opposant Jean Ping, est privé de visites de son avocat.

Selon Me Bantsantsa, avocat d’Alain Djally, bien que muni d’un permis de visite dûment délivré par le juge d’instruction, pour pouvoir communiquer avec son client à l’effet de préparer sa prochaine audition, il n’a pas pu accéder à la prison centrale de Libreville, les 19 et 20 avril dernier.

Alain Djally. © D.R.

«Je dénonce donc fermement cette violation du droit de tout détenu de pouvoir avoir accès à son avocat afin de préparer sa défense. M. Djally n’a commis aucun crime ni délit pour être incarcéré et isolé de son avocat. Il est en prison parce qu’il est le collaborateur de M. Ping. C’est un prisonnier politique», a déclaré Me Jean-Remy Bantsantsa, dans un communiqué reçu par notre rédaction.

Le 13 avril 2017, Alain Djally avait été arrêté vers son domicile par les services de la Direction générale des recherches (DGR) qui l’avaient placé en garde à vue. Une arme avait été retrouvée chez lui lors d’une fouille. Selon Me Jean-Remy Bantsantsa, «il s’agit d’une balle chargée à blanc qui sert à l’autodéfense et ne suscite pas de permis de port d’arme (…). La juge semble surtout avoir retenu comme chef d’accusation le fait que M. Djally a gardé sa carte de militaire alors qu’il n’est plus en fonction», estime-t-il.