Sylvain Evouna Ovono, sous-préfet du district d’Akam Essatouck (canton Nyè) dans le département du Woleu à Oyem, est décédé le samedi 6 janvier dans la matinée à l’hôpital d’Owendo après un coma de plus de 3 jours. Une situation embarrassante pour la tutelle qui a eu du mal à faire évacuer le malade dans une structure plus appropriée à Libreville. Que s’est-il passé exactement ?

De son vivant, Sylvain Evouna Ovono, sous-préfet du district d’Akam-Essatouck, département du Woleu (Oyem). © Facebook

 

Dans la matinée du mercredi 3 janvier 2018, Sylvain Evouna Ovono comme à son habitude doit se rendre à son lieu de travail. Représentant du président de la République et du gouvernement dans la localité, il est avec son chauffeur à bord de son véhicule de Commandement. Tout d’un coup l’autorité perd connaissance et entre dans un coma profond, ses collègues et la famille tentent le tout pour le tout. Mais l’unique solution d’après le constat des médecins sur place à Oyem est de l’évacuer sur Libreville, où se trouvent des structures plus appropriées. Or, le transport sur Libreville ne peut se faire que par avion ou hélicoptère médicalisé.

Informée comme cela se fait d’habitude, la tutelle promet de faire le possible et d’envoyer un hélicoptère médicalisé avant le samedi.

Vendredi ; rien n’est toujours pas fait et la tutelle semble se désengager et renonce à la promesse. Elle n’arrive pas à trouver les 5 millions de francs CFA, coût de location d’un hélicoptère médicalisé. De ce fait, la famille se concerte et prend la décision de prendre l’ambulance du CHRO afin d’évacuer le malade malgré les risques que ça représente pour le malade. Et le pire arriva, puisqu’une fois l’ambulance arrivée à l’hôpital d’Owendo, le sous-préfet décède de suite.

Voilà donc un représentant du chef de l’Etat qui décède pour négligence alors qu’on aurait porté beaucoup plus d’attention à ces personnels pour les services rendus aux pouvoirs publics dans leurs localités respectives. Le ministère de l’Intérieur avec tout ce qu’il gère comme régies financières (aussi bien formelles qu’informelles), notamment la Direction générale de la documentation et de l’immigration (DGDI), s’est montré incapable de trouver 5 millions de francs pour sauver la vie d’un des leurs.

On peut également se poser la question de savoir que la Direction générale de l’administration du territoire DGAT qui en fait est en charge de régler ce genre de problèmes ; plus de deux ans après le décès de son titulaire reste jusqu’à ce jour sans remplaçant. Ce qui voudrait dire que depuis son décès, MATHA n’a toujours pas trouvé l’oiseau rare pour remplacer l’ancien DGAT ; Lui qui pourtant se vante être le plus ancien des SG dans l’histoire du Gabon. A la fin, on viendra déposer une gerbe de fleur comme pour dire on compati.