Alors que le contrat de concession liant cette entreprise à l’Etat gabonais arrive à terme le 30 juin 2018, les employés ne sont toujours pas situés sur leur sort. Une situation qui suscite i inquiétudes chez ces agents.

Une vue aérienne de l’Aéroport international Léon Mba de Libreville qui pourrait ne plus être géré par l’ADL. © D.R.

 

Le personnel d’ADL est très inquiet sur son sort. A trois mois de la fin du contrat de concession qui interviendra le 30 juin, rien ne filtre sur son avenir.

Las d’attendre que le ciel leur tombe sur la tête, les employés ont interpelé les autorités le 24 mars sur leur sort.

Joint le 28 mars au téléphone, le Secrétaire général (SG) du Comité permanent de concertation économique et social de l’ADL, Willi Arnaud Mbou, a affirmé que l’inquiétude est perplexe à tous les étages. Les employés ne savent pas s’ils conserveront leurs emplois au lendemain de la fin du contrat de concession «Il est évident qu’au 30 juin ou à la fin de cette concession, l’aéroport va continuer ou doit continuer de fonctionner. Mais la question qui se pose est de savoir, avec quel statut le personnel actuel de l’ADL va-t-il continuer de faire fonctionner l’aéroport, mais surtout dans quelles conditions va-t-il continuer à exercer», a-t-il déclaré.

Le personnel de l’ADL a engagé un certain nombre de démarches auprès des autorités, pour une clarification sur son statut après le 30 juin. «On a rencontré les autorités du ministère des Travail et à leur niveau elles nous ont rassuré en nous disant qu’il y a des dispositions dans la convention qui garantissent les emplois du personnel, après la fin de la concession. C’est-à-dire que les contrats du travail, selon ces dispositions prévoient que ces contrats soient rétrocédés au concédant, en l’occurrence à l’Etat. Donc à ce jour, la question est de savoir si le contrat n’est pas renouvelé à l’ADL, que deviendra le personnel? Seront-ils des fonctionnaires ou seront-ils déversés ou rétrocédés à un organisme privé, une société privée ?», a déclaré le SG du Comité permanent.

Les employés souhaitent la mise en place d’un cadre de dialogue social entre eux et l’Etat pour définir les conditions de transfert du contrat des salariés soit à l’Etat, soit à l’organisme qui va reprendre la gestion de l’aéroport international Léon Mba après l’ADL. Le contrat de concession entre l’ADL et l’Etat relatif à l’exploitation de l’aéroport international Léon Mba date de 1988.