Ce mercredi 11 juillet se tient à l’aéroport international Léon Mba ce qui s’apparente au tout dernier conseil d’administration de l’Aéroport de Libreville (ADL). Les salariés de la société en fin de concession réclament le paiement de leurs droits avant la reprise par Olam-Gsez Airport.

Des agents d’ADL devant les bureaux de la direction générale, le 11 juillet 2018. © Gabonreview

 

Des agents d’ADL devant les bureaux de la direction générale, le 11 juillet 2018. © Gabonreview

C’est un accueil pour le moins particulier que le personnel d’ADL a réservé aux actionnaires et patrons de la société exploitant l’Aéroport international Léon Mba, qui tiennent ce mercredi ce qui s’apparente à leur tout dernier conseil d’administration. Massés devant l’entrée de la direction générale, ils entendent «faire pression» pour que la question de leur situation soit réglée avant la fin du contrat de concession.

Depuis l’annonce du non renouvellement de la convention de concession liant ADL à l’Etat gabonais, la société n’a en effet jamais véritablement entretenu ses salariés sur la liquidation de leurs droits. Selon le collège des délégués du personnel, la direction générale s’y refuse même. Elle semble privilégier «le transfert» du personnel au nouveau repreneur, Olam-Gsez Airport, plutôt que de se conformer aux dispositions légales qui prévoient une rupture de contrat en bonne et due forme, et surtout le paiement des droits des salariés. Or, les agents réclament leur indemnité forfaitaire de fin de concession. D’autant plus qu’ils savent que leur employeur n’a fait que de bons résultats ces trente dernières années.

«En trente ans, nous n’avons jamais réalisé un résultat d’exploitation négatif. Notre entreprise est dotée d’une bonne santé financière et ses indicateurs de gestion sont tous positifs. Nous avons donc directement participé et contribué aux revenus qui ont été générés par notre entreprise en trente ans. Fort de cela, il est de tous droits pour nous de demander une indemnité exceptionnelle de fin de collaboration», lit-on dans une lettre adressée le 2 juillet dernier par les représentants des salariés à la direction générale… qui n’a jamais répondu.

Alors que le conseil d’administration se tient, François Omouala, le PCA d’ADL, a promis aux agents en colère de mettre leurs revendications sur la table et de soumettre leurs préoccupations au ministre des Transports et de la Logistique. Quant à Olam-Gsez Airport, selon Willi Arnaud Mbou, porte-parole des salariés, il serait prêt à renouveler en l’état tous les contrats existants. En attendant, les agents ont suspendu pour la journée leurs différentes activités professionnelles.