Les salariés de l’Aéroport de Libreville (ADL) ont décidé de lancer mercredi 18 juillet un mouvement de grève pour réclamer la liquidation de leurs droits légaux avant leur transfert chez le nouveau concessionnaire de l’Aéroport international Léon Mba de Libreville.

Des agents d’ADL à l’Aéroport international Léon Mba de Libreville, le 11 juillet 2018. © Gabonreview

 

Après des mois de tension avec la direction générale, le personnel d’ADL a décidé ce mardi à la faveur d’une brève assemblée générale de lancer «une grève illimitée». Celle-ci devrait démarrer mercredi 18 juillet dans la capitale, et vise à contraindre l’ex-exploitant de l’Aéroport international Léon Mba à payer les droits légaux des salariés avant l’opération de transfert à Olam-GSEZ Airports. Interpelée sur la question depuis des mois, l’entreprise rechigne à s’y résoudre.

Pourtant, dans un communiqué de presse daté du 13 juillet, Daniel Lefebvre avait semblé répondre favorablement aux revendications des salariés. Pour les représentants du personnel qui lui ont adressé une énième correspondance ce mardi 17 juillet, le directeur général «faisait semblant». D’autant plus que le même jour, devait se tenir une réunion à laquelle avaient été conviés le nouveau repreneur ainsi que le représentant de la direction générale du Travail. Cette réunion, informe les représentants des salariés, visait à «atténuer le climat et rechercher une solution» au conflit. Seulement, celle-ci n’a pas eu lieu. Les employés d’ADL accusent le patron de l’entreprise d’avoir évité la confrontation.

Et s’ils avaient voulu croire en la volonté de la direction générale d’ADL les salariés justifient leur prochaine entrée en grève par «le statuquo actuel».