Le bureau national de l’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep) a déposé le 16 avril, un deuxième préavis de grève.

Un nouveau préavis de grève déposé à Addax petroleum. © D.R.

 

C’est reparti pour un nouveau round de grève à Addax Petroleum Oil & Gas Gabon. N’ayant obtenu aucune satisfaction sur les revendications contenues dans leur cahier des charges, à la suite du préavis de grève du 26 mars, et de la grève d’avertissement de 15 jours, le personnel de cette société, via l’Onep, ont déposé le 16 avril un nouveau préavis de grève qui expire le 23 avril 2018.

«À l’expiration dudit préavis, l’Onep se réserve-t-elle le droit de lancer une grève de 20 jours, dans toutes les installations ou opère la société APOGG», indique l’Onep dans son courrier adressé à la direction générale Addax Petroleum Oil & Gas Gabon.

Le deuxième préavis de grève, déposé en l’espace de trois semaines, contient des préalables qui doivent impérativement trouver des solutions pour un retour à la sérénité au sein de l’entreprise.

Il s’agit notamment de la présence d’un représentant du groupe Sinopec externe à APOGG et ayant un mandat lui conférant un pouvoir décisionnel sur l’ensemble des points du cahier des charges ; l’octroi d’un bonus équivalent au minimum à 3% de la valeur en cas de vente d’actifs d’APOGG, et au minimum à 12 mois de salaire global en cas de fusion , ou de toute autre modification de la situation juridique d’APOGG.

Les employés exigent également une cessation immédiate d’activité de tous les travailleurs étrangers en situation irrégulière en poste au sein d’APOGG et leur rapatriement, conformément aux dispositions légales et réglementaires en vigueur en République gabonaise.

Autre préalable mis en avant par l’Onep, le retrait de tout le personnel de mise à disposition occupant un poste de travail permanent dans l’organigramme d’APOGG, en violation des dispositions de l’article 6 de l’ordonnance 020/2007/PR portant réglementation de la mise à disposition du personnel. L’Onep réclame également la régularisation immédiate, par courrier individuel, de la situation socioprofessionnelle des employés qui ne bénéficient pas des avantages liés à leur poste de travail et le payement des sommes dues à fin mai 2018.