Le bureau national de l’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep) a déclenché le 1er avril 2018, une grève d’avertissement de 15 jours sur l’ensemble des sites de la société pétrolière Addax Petroleum Oil & Gas Gabon.

Les employés en piquet de grève sur le site Tsiengui, le 1er avril. © Gabonreview

 

Les choses sont loin de s’arranger pour Addax petroleum. L’Onep a annoncé une grève d’avertissement de 15 jours sur l’ensemble des sites, a compté du 1er avril. En effet, n’ayant obtenu aucune satisfaction sur les préalables et points de droit exigés par les employés d’Addax petroleum, avant toute négociation avec la direction générale de l’entreprise, l’Onep s’est rendue à l’évidence qu’il n’y avait pas une autre voie que celle de la grève. Apres l’expiration du préavis de grève déposé le 26 mars dernier, elle a décidé de lancer un mouvement de grève de 15 jours sur l’ensemble des installations où sont affectés les employés d’Addax : Akondo, Tsiengui, Obangue, Port-Gentil et Libreville.

Les employés en piquet de grève sur le site Obangué, le 1er avril 2018. © Gabonreview

«Le 30 mars 2018, à l’initiative de l’inspecteur spécial du travail chargé du secteur pétrolier, une réunion pour tentative de conciliation s’est tenue au siège d’Addax à Port-Gentil. La dite rencontre s’est soldée par un échec du fait de la non-satisfaction du point de préalable n°1 (la présence d’un représentant du groupe Sinopec venant de Beijing et ayant un pouvoir décisionnel sur l’ensemble des points du cahier des charges)», a déclaré le secrétaire général par intérim, Sylvain Mayabi Binet, soulignant que la direction générale de la société a volontairement décidé de ne pas associer un représentant du groupe.

S’agissant du service minimum, l’Onep estime qu’en l’absence d’un procès-verbal entre elle et Addax sur cette question, aucun employé n’est autorisé à exercer une quelconque activité sous le prétexte d’un service minimum, sauf pour les situations de sécurité et de santé.

«L’Onep reste- t-elle disponible pour la négociation dudit service minimum, conformément à la règlementation en vigueur. Notre disponibilité reste également entière pour toute éventuelle proposition de solution pour une sortie de crise», a assuré le secrétaire général par intérim de l’Onep, à la direction générale d’Addax.

Le combat de l’Onep aux côtés des employés d’Addax porte sur le rachat des titres de transport du Contrat d’exploitation, de partage et de production (Cepp) ; la mise en place d’un plan de départ négocié aux conditions pratiquées dans le groupe en 2017. L’Onep exige également l’octroi d’un bonus de bonne séparation en cas de vente des actifs Sinopec dans le capital d’Addax suivant un barème défini ; ainsi que la valorisation des compétences nationales sur l’ensemble des postes de l’entreprise occupés par des expatriés et dont la technicité est disponible en interne ou sur le territoire.