Quatre mois après la remise du rapport du dialogue politique national, le Collectif des jeunes leaders de l’opposition appelle le gouvernement à traduire au plus vite en actes toutes les résolutions de ces assises.

Ghislain Ledoux Mbovoue Edou, porte-parole du Collectif des jeunes leaders de l’opposition. © Gabonreview

 

Pour les jeunes de l’opposition ayant pris part au dialogue national d’Angondjé, de mars à mai 2017, les promesses ne suffisent plus. Il en faut davantage pour que le pays retrouve sa sérénité et amorce une véritable avancée vers le renforcement de la démocratie. Récemment, le Collectif des jeunes leaders de l’opposition conduit par Ghislain Ledoux Mbovoue Edou a exhorté le gouvernement à se hâter de traduire en actes les principales résolutions de ces assises, dont le rapport final est connu des Gabonais. Pour le collectif, à l’exemple de la mise en place effective du comité de suivi-évaluation qui tarde à arriver, trop peu de choses ont été faites.

Des membres du Collectif des jeunes leaders de l’opposition. © D.R.

Quatre mois après la remise du rapport des travaux au président de la République, «seule la formation du gouvernement Issoze Ngondet 2 est pour l’instant le principal acte traduit dans les faits», regrette le collectif, inquiet de ce que les prochaines échéances électorales soient déjà prévues dans six mois, avec les législatives. Ce qui implique que les résolutions du dialogue d’Angondjé doivent au plus vite être traduites en actes.

Pour Ghislain Ledoux Mbovoue Edou, qui en appelle désormais à l’intervention de l’Exécutif, la traduction en acte de ces résolutions permettra de «donner le rayonnement qu’il faut à cet événement majeur qui aura mobilisé autant de monde et d’intelligences».