Libreville abrite du 26 au 27 avril, la 6e réunion des représentants et envoyés spéciaux du Secrétaire général de l’Onu, des directeurs régionaux et des coordonnateurs résidents du Système des Nations unies en Afrique centrale.

Anselme Nahmtante Yabouri, Directeur de l’UNREC, (micro), à l’ouverture des travaux. © Unoca

 

«Dialogue et accords politiques en Afrique centrale : défis, opportunités et perspectives». Tel est thème de la 6e réunion des représentants et envoyés spéciaux du Secrétaire général de l’Onu, des directeurs régionaux et des coordonnateurs résidents du Système des Nations unies en Afrique centrale, dont les travaux se sont ouverts le 26 avril à Libreville.

Selon le ministre délégué aux Affaires étrangères, présidant les travaux, cette réunion a pour objectif de faire le point de la mise en œuvre des recommandations de la 5e réunion, tenue en mars 2017 dans la capitale gabonaise. «Les défis multiformes en rapport avec la paix, la sécurité, le développement, ainsi que la stabilité politique à l’échelle sous régionale commandent, effectivement, l’organisation de telles assises, dans le but de renforcer la synergie entre les agences œuvrant dans notre sous-région», a déclaré Placide Ndong Meyo.

Le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique centrale, pour sa part, est revenu sur le choix du thème retenu. «Ce choix est justifié́ par le fait que le dialogue et les accords politiques émergent comme une composante essentielle des approches de gestion des crises et de résolution des conflits de la majorité́ des Etats d’Afrique centrale», a déclaré François Louncény Fall.

«De nombreux pays de la sous-région en ont connu à un moment ou à un autre de leur histoire récente, notamment au cours des deux dernières décennies. L’on note aussi que nombre de pays membres de la CEEAC viennent de sortir d’un dialogue national, suivi d’un accord politique et des recommandations pour l’avenir ; d’autres y sont présentement engagés ou s’apprêtent à mettre en place des cadres permanents de dialogue, fruit de ces accords», a-t-il ajouté.

Vue d’ensemble pendant les travaux et photos de famille. © Unoca

Sur la base des expériences de terrain, cette réunion de 48 heures dressera un état des lieux critique et prospectif du thème retenu. Les participants interrogeront notamment les mécanismes actuels de résolution pacifique des différends, dans un contexte où certaines approches ne permettent pas toujours de répondre efficacement aux attentes des différentes parties prenantes et des populations.

«Je voudrais ainsi nous inviter, au cours de nos échanges, à discuter de la réforme des différents piliers des Nations Unies et à examiner ensemble les convergences entre ces piliers, à l’aune de la Plateforme intégrée de prévention récemment lancée par le Secrétaire général comme l’une des priorités de son mandat. Les recommandations que nous adopterons à la fin de notre rencontre devront nous permettre de traduire en actes, au niveau sous-régional d’Afrique centrale (…) les directives de cette plateforme intégrée», a conclu François Louncény Fall.