À six semaines de la conférence de Paris sur le climat, les représentants de 195 pays éprouvent encore des difficultés à s’accorder sur le projet de compromis pour freiner le réchauffement de la planète.

Le changement climatique s'accompagnera d'effets sans précédent. © informatiquesansfrontieres.org

Le changement climatique s’accompagnera d’effets sans précédent. © informatiquesansfrontieres.org

 

Bien que les discussions aient considérablement progressé contrairement à Copenhague en 2009, les dernières consultations sont marquées par des protestations du groupement onusien des États africains, qui a rejeté, le 18 octobre dernier, une version préliminaire de l’accord des Nations-unies sur le climat, jugée « défavorable» pour l’ensemble du continent à cause des déséquilibres qu’elle entraine entre les pays africains, très peu pollueurs, et certains États occidentaux qui, au contraire, émettent la majeure partie des gaz à effet de serre. Ce document de 20 pages ignore totalement les propositions du G77 – 134 pays émergents et en développement, 80% de la population mondiale.

Les pays africains, qui souffrent le plus de l’impact du changement climatique, avec la sécheresse et la hausse du niveau des océans, bien qu’ils ne contribuent qu’à hauteur de 2% aux émissions de gaz à effet de serre, ont estimé que la version préliminaire de cet accord ne peut servir de base aux négociations. Suite à ce rejet, le porte-parole du groupe des États africains à l’Onu, Seyni Nafo, a demandé qu’un soutien financier plus important soit accordé aux pays du continent afin de les aider à gérer les effets du changement climatique. Il a, en outre, requis des financements supplémentaires destinés, d’une part, à réduire les émissions de gaz à effet de serre produits en Afrique, et d’autre part, à l’adaptation au changement climatique. Le groupement des pays africains compte bien aller jusqu’au bout de ses revendications avant de signer l’accord en question.

Les négociations se poursuivent à Bonn en Allemagne. Elles doivent conduire à l’entente la plus ambitieuse jamais conclue sur le climat. Cet accord engagera l’ensemble des pays dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre, afin de contenir le réchauffement sous le seuil critique de +2° par rapport au niveau pré-industriel. La version anglaise du document ICI  http://unfccc.int/resource/docs/2015/adp2/eng/8infnot.pdf, un texte qui se présente comme un «non paper».