Essentiellement dus aux excès de vitesse et à la conduite en état d’ivresse, les accidents de la route ont causé près de 1000 décès entre 2008 et 2013.

Accident, le 23 août 2014 sur la voie express de Libreville : 1 mort et 5 blessés graves. © facebook/Jonas-Moulenda
Accident, le 23 août 2014 sur la voie express de Libreville : 1 mort et 5 blessés graves. © facebook/Jonas-Moulenda

 

Face à l’ampleur des accidents mortels, la direction générale de la circulation routière appelle les usagers de la route à plus de prudence. Selon les chiffres communiqués par cette administration, 16 739 accidents de circulation ont été recensés entre 2008 et 2013, causant la mort de 985 personnes et blessant 5 785 autres.

Selon le directeur général de la Sécurité routière, l’excès de vitesse et la conduite en état d’ivresse sont les principales causes d’accidents de circulation. A celles-ci s’ajoutent le non-respect du code de la route et le fait que les services du ministère des Transports délivrent les permis de conduire à tout-va, la fraude y étant monnaie courante. Or, les accidents de la circulation coûtent à l’Etat près de 13 milliards de francs CFA chaque année. Face à ce constat et bien qu’il déplore que le message ne soit pas compris par les usagers, Jean Dzime Ze-Mba entend mettre l’accent sur les campagnes de sensibilisation pour faire baisser le nombre d’accidents. «Pour contourner l’obstacle de la prévention, il serait judicieux de faire une bonne réflexion comme dans les Etats modernes, où des amendes fortes sont infligés aux contrevenants et d’intensifier encore un peu plus la prévention», avance-t-il.

N’empêche, le directeur général de la Sécurité routière reconnaît que d’autres causes peuvent être à l’origine d’accidents de la circulation. A titre d’exemples, il évoque les défauts de fabrication ou les défaillances mécaniques. «Vous pouvez parfois constater que lorsque vous achetez un véhicule tout neuf, il peut y avoir une défaillance parce qu’il y a eu un défaut de fabrication. Ce sont des erreurs que nous constatons quelques fois, mais qui sont des erreurs normales de fabrication. Pour ce genre de cas, c’est une erreur de fabrication et non du vendeur», a-t-il expliqué, poursuivant : «Nous constatons (aussi) qu’il y a des véhicules qui sortent d’une visite technique et quelques temps après, présentent une défaillance. C’est sûrement dû à l’âge de ces véhicules ainsi qu’à l’utilisation abusive de ces matériels, comme c’est le cas des camions qui font le transport du sable et du gravier (…) prenons le cas d’un conducteur de camion contenant du gravier qui fait 3 ou 4 tours dans la journée entre Libreville et Ntoum, soit une quarantaine de kilomètres. C’est une utilisation abusive : on n’est pas sûr que le conducteur ait pris le temps de revérifier les organes du camions».

 

 
GR
 

7 Commentaires

  1. olivier dit :

    Nos visites techniques n ont aucun sens car sincèrement elles n ont de technique que le nom et dans le fond il s’agit de faire rentre l argent dans certaine caisse.

  2. tatayop dit :

    Ce niveau de mortalité va baisser serieusement dans quelques mois grace a la loi sur l’importation des vehicules de moins de 3 ans

    Merci Ali ^^

    • Désiré dit :

      Reponse à Tatayop.
      Les voitures les plus anciennes sont les moins accidentogènes. Demandes au compagnies d’assurances. Et c’est appreil dans tous les pays du monde. Les voitures dangereuses sont des voitures de moins d’un an, dont le conducteur grisé par sa nouvelles acquisition, mis en confiance par une mécanique « impécable », et peut soucieux de forcer la mécanique et de la casser puisqu’elle est neuve, se sentant en « sécurité » ( et donc se plaçant et en plaçant les autres en insécurité ) roulera plus vite … vers au choix : une route humide et glissante, un trou dans la chaussée ( qu’il tentera d’éviter à grand coup de volant et vers le fossé) , dans un virage dangereux, un piéton qui traverse imprudemment ( et qui n’aurait pas eu le temps de voir la belle voiture toute neuve qui surgit) .
      Les progrès des voitures récentes par rapport aux anciennes au niveau des freins par exemple ou l’on gagne quelques mètres à vitesse égale, ne sont que négligeables par rapport au danger provoqué par une augmentation de vitesse de 10 à 20 kilomètres heures notamment en ville.
      L’histoire qui consiste à dire qu’il faut arrêter l’importation des voitures de plus de 3 ans pour augmenter la sécurité sur les routes est une hérésie.

  3. Quid du vrai permis de conduire, du code de la route et autres contrôles techniques qui ne deviennent que du simple bizness.Vous ajoutez à cela l’état piteux des routes, vous avez le cocktail..,

  4. tatayop dit :

    reponse a désiré

    C’est de l’ironie désiré !!!

    l ‘histoire des 3ans est bien sur une vaste fumisterie comme tout ce qui se passe au pays

    cause des accidents au gabon:

    Etat des routes, manque de formation des conducteurs, voitures pourries sans entretien, voitures trop puissantes avec de trop grands « pilotes », manque d’attention, alcool, etc…

    toute une education a faire et ya du boulot

    On est en Afrique et sous ‘Equateur Pardon !!!

  5. tatayop dit :

    Ah quand je vois les blaireaux rouler a 2OkmH coté gauche sur la voie « rapide » ou bord de mer tel vissé a l’oreille j’ai peur…
    Sacré Gabon !

  6. Décès dit :

    C’est vraiment triste qu’il y ait autant de morts dû aux accidents de la route. Espérons que cet article pourra faire réagir plus d’un.

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