En partenariat avec le Samu social gabonais, la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (Cnamgs) entend améliorer et rendre accessibles les soins aux populations vivants dans les zones dites reculées à travers le Gabon.

Les DG de la Cnamgs et du Samu social gabonais au siège du Samu social gabonais à Libreville. © D.R.

 

En parallèle avec la mise en place d’un réseau de cliniques mobiles dans chaque province du Gabon, telle qu’annoncé par le président de la République en décembre dernier, la Cnamgs, en partenariat avec le Samu-Social gabonais, envisage de rentre accessibles les soins médicaux aux Gabonais vivant dans les zones dites reculées du pays. Lors de son récent point presse, Renaud Allogho Akoue a précisé les contours de cette initiative, longtemps promise par les autorités mais dont la matérialisation étaient attendue jusqu’à lors.

Les DG de la Cnamgs (à gauche) et du Samu social gabonais après la signature de leur convention, en novembre 2017, à Libreville. © Facebook/Samu social gabonais

Assurant de la faisabilité du projet, le directeur général de la Cnamgs a rappelé qu’en fin-novembre dernier, une convention a été signée avec le Samu social gabonais, qui prévoit la mise en circulation d’une vingtaine d’ambulances au total pour toutes les provinces du pays. «Dans le cadre de ce projet, nous allons déployer 6 ambulances à Franceville, 6 à Port-Gentil, 6 à Oyem et 6 à Mouila, qui pourront venir jusqu’à Lambaréné et Tchibanga», a précisé Renaud Allogho Akoue. Pour le patron de la Cnamgs, il s’agit d’«une action visant à offrir aux assurés ainsi qu’aux populations les plus vulnérables des services de soin et d’assistance sociale, parce que la Cnamgs, c’est aussi du social de proximité». Les ambulances mises en circulation dans certaines capitales provinciales auront la charge de couvrir toutes les villes de la province. La livraison officielle de ces véhicules est d’ores et déjà attendue.

Lors de la signature de la convention entre la Cnamgs et le Samu social gabonais, il y a deux mois, les deux partenaires avaient annoncé qu’ils œuvreront également en vue d’accompagner les familles pour l’établissement des actes de naissance de leurs enfants, souvent difficile dans les zones reculées du pays. A chaque intervention, les patients en situation précaire seront immatriculés à la Cnamgs.