Depuis le 12 juillet, l’accès à l’Internet subit des perturbations liées, selon Gabon Telecom, le principal fournisseur, à la coupure sur le Sat-3. La situation toucherait plusieurs pays africains.

Les perturbations d’accès à Internet survenues le 12 juillet 2017 sont dues à la coupure sur le SAT-3. © ITespresso.fr

 

Depuis mercredi 12 juillet en fin d’après-midi, des perturbations sur l’accès Internet sont enregistrées sur toute l’étendue du territoire national. Selon l’opérateur, principal fournisseur (ADSL et mobile), cette situation est due à «la coupure constatée sur le câble sous-marin à fibre optique SAT-3». Il s’agit précisément du tronçon allant de l’Afrique du Sud à la partie sud de Lagos au Nigéria. Ces perturbations, assure l’entreprise de télécoms, ne concerne pas uniquement le Gabon. Elles «ont été constatées au niveau de tous les pays utilisateurs de SAT-3, dont le Bénin, le Togo, le Gabon, l’île de la Réunion, et l’Afrique du Sud».

Si la situation provoque plusieurs désagréments aussi bien en entreprise que chez les particuliers, joints, les responsables de Gabon Telecom assurent que tout est mis en œuvre depuis la nuit du 12 juillet pour un retour à la normale. «Aussitôt la coupure constatée, l’opérateur a commandé en urgence un secours via le câble ACE qui a été opérationnel deux heures après les constatations des perturbations», indique la direction générale, qui ne nie pas que «ce câble ACE n’a pu assurer au démarrage que 2 Gbps soit 15% de la capacité actuelle de Gabon Telecom sur SAT-3 qui est de 12.5 Gbps».

Pour permettre à ses clients de bénéficier d’un minimum de service, notamment pour l’accès aux réseaux sociaux et à leurs boîtes mails, Gabon Telecom dit avoir commandé un secours supplémentaire de 8Gbps dans une seconde phase, soit 24 heures après le début des perturbations. Selon la direction générale, le retour à la normale devrait se faire tout au long de ce week-end.

En 2016, Gabon Telecom a lancé avec le consortium SAT-3 un vaste programme de modernisation et d’extension, dont l’objectif est de «multiplier par six» la capacité du Gabon sur le câble SAT-3 et de le sécuriser grâce à trois câbles sous-marins allant de l’Afrique du Sud et au Portugal.