Du 12 au 17 avril courant dans les villes de Daegu et Gyeongbuk en Corée du sud, experts, ONG et acteurs politiques ont réfléchi aux voies et moyens de permettre aux générations futures de bénéficier de cette importante ressource.

Désiré Guedon (lunettes) et Olivier Mouckocko (jeans) lors d’une visite de terrain en mars 2015. © Gabonreview

Désiré Guedon (lunettes) et Olivier Mouckocko (jeans) lors d’une visite de terrain en mars 2015. © Gabonreview

 

Organisé après deux réunions ministérielles préparatoires tenues respectivement les 17 et 18 décembre 2014 et les 24 et 25 février 2015 au siège de l’Unesco à Paris (France), le 7e Forum mondial de l’eau a eu lieu du 12 au 17 avril courant dans les villes de Daegu et Gyeongbuk en Corée du sud. Le ministre de l’Energie et des Ressources hydrauliques, qu’accompagnaient le directeur général des Ressources hydrauliques, Olivier Mouckocko, et le directeur de l’Assainissement, Sidney Boris Mambari Ntsende, a pris part à cette rencontre organisée en partenariat avec le Conseil mondial de l’eau (CMC), sous le thème «L’eau pour notre future».

Initiée dans l’objectif de dresser un plaidoyer en faveur de l’agenda de développement post-2015, et de faire un état des lieux des recommandations issues de la 21e session de la Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations-unies sur les changements climatiques (COP 21), la rencontre a permis à la délégation gabonaise de bénéficier non seulement de l’expertise des pays les plus avancés en la matière mais également de saisir l’opportunité pour débattre avec les experts venus de 170 pays à travers le monde, sur plusieurs thématiques tels que «la sécurité de l’eau pour tous» et «l’eau pour le développement durable». Une sorte de préparation pour Désiré Guedon, dont le pays abrite du 28 au 29 mai 2015, le sommet sur l’«Initiative du sud pour le climat». D’autant que les six jours d’échanges et de débats ont été axés sur les moyens de faire face aux divers problèmes liés à l’eau et de promouvoir le soutien technologique aux pays en voie de développement.

Au terme de ce forum, qui a réunis experts, ONG et acteurs politiques, plusieurs engagements ont été pris, qui visent le renforcement de la coopération internationale. Dans leur déclaration, les participants ont promis «œuvrer ensemble pour assurer un résultat fructueux à l’issue de la 21e session de la Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations-unies sur les changements climatiques», non sans appeler «les pays développés (à) apporter un soutien actif (et) les pays en voie de développement, à déployer des efforts pour produire des changements positifs». Pour sa part, Désiré Guedon qui a présidé, le 15 avril 2015 à Gyeongbuk, la réunion ministérielle de l’Afrique centrale relative à l’eau et l’assainissement, a estimé que les conclusions et recommandations des échanges avec ses homologues de la sous-région permettront «de faire avancer la cause de l’eau et de l’assainissement, tout en garantissant l’avenir de cette ressource précieuse pour les générations futures». Pour lui, «l’Afrique en général, et l’Afrique centrale en particulier, n’a de cesse manifesté une volonté politique à un très haut niveau pour mettre en place des stratégies destinées à rendre universel l’accès à l’eau potable et aux services d’assainissement pour une population sans cesse croissante».