La confédération syndicale Dynamique unitaire (DU) et les centrales alliées ont exigé le 7 août 2018, à la faveur d’un point presse, la publication de la liste des 6 617 agents publics présumés fantômes, décelés lors de la première phase de l’opération de mise sous bon de caisse.

Dynamique unitaire exige la publication des identités des 6500 fonctionnaires fantômes. © D.R.

 

Si le ministre de la Fonction publique, Ali Akbar Onanga Y’Obegue pense avoir convaincu l’opinion sur l’intérêt de l’opération de mise sous bons de caisse des agents de l’État, avec la publication des chiffres des fonctionnaires fantômes débusqués dans la province de l’Estuaire, la confédération syndicale Dynamique unitaire exige des preuves.

Peu après le début de cette opération, le ministre de la Fonction publique avait révélé que cet audit avait permis de débusquer 6 617 fonctionnaires fantômes. Les syndicats qui réclament la transparence dans ce dossier ont exigé, le 7 août, la publication des noms des indélicats.

Sans la liste des agents indexés, soutiennent Dynamique unitaire et les centrales alliées, notamment le syndicat des agents du ministère du transport et de l’aviation civile (Samtac), le syndicat national de la fonction publique et de réforme administrative (Synafopra) et le syndicat des professionnels de la communication (Syprocom), l’annonce du ministre relèverait d’une simple mascarade.

De l’avis des membres de la confédération syndicale, la conclusion tirée par le ministre de la Fonction publique, au terme de l’opération de mise sous bons de caisse des fonctionnaires de l’Estuaire, serait la résultante d’une mauvaise interprétation des «actes de rétention des bons de caisse des 6 617 agents publics et le refus par certains responsables administratifs de signer les attestations spéciales de présence au poste».

Par ailleurs, ces organisations syndicales fustigent le pointage «illégal» des agents publics, et demandent au gouvernement des explications sur les objectifs et les fondements juridiques de ce dispositif. «Nous demandons à tous les agents publics de ne pas se plier à ce pointage illégal qui n’est autre que le travail forcé aboli par la Convention n°105 de l’Organisation internationale du travail (OIT). En l’absence d’une décision de grève, soyez à votre poste de travail mais, ne signez pas lesdites fiches», a conseillé le président de Dynamique unitaire, Jean Remy Yama.