Le 5e Congrès de la Société francophone africaine de diabétologie (SFAD) s’est ouvert le 28 novembre 2018, à Libreville. Sa vocation est de cerner les enjeux de Santé publique en Afrique, au regard de la percée de cette maladie sur le continent.

Le ministre de la Santé et les responsables de la SFAD visitant les stands des laboratoires érigés dans le cadre du Congrès de Libreville, le 28 novembre 2018. © Gabonreview

 

Le diabète fait l’objet d’une attention particulière dans la capitale gabonaise, à l’occasion du 5e Congrès de la Société francophone africaine de diabétologie. Du 28 au 30 novembre 2018, les diabétologues, endocrinologues et autres praticiens du domaine, aborderont plusieurs thématiques liées à cette maladie qui fait une percée déconcertante sur le continent.

© Gabonreview

Lors de la conférence inaugurale, le Pr. Jean-Claude Mbanya du Cameroun est intervenu sur les enjeux socioéconomiques du diabète en Afrique, le Dr Nelly Mortiniera du Gabon a abordé la question du «Diabète chez les migrants», tandis que le Pr Michel Hermans de Belgique a exposé sur le «Cœur et Diabète».

Les panélistes aborderont au cours de ces travaux plusieurs questions qui structurent les enjeux sur la recherche et la lutte contre cette maladie en Afrique : «Quoi de neuf Docteur pour l’exercice de la diabétologie en Afrique ?», «Diabète gestationnelle», «enjeux de l’éducation nutritionnelle au cours du diabète en Afrique», etc.

Selon le représentant de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Dr Conombo Kafando, le premier rapport mondial de l’OMS sur le diabète publié en avril 2016 confirme que le nombre de personnes atteintes de la maladie augmente dans l’ensemble des régions du monde, mais plus rapidement dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. «Il est passé de 108 millions en 1980 à 422 millions en 2014, avec une prévalence mondiale chez les adultes de plus de 18 ans qui a évolué de 4,7 à 8,5% durant la même période», a-t-elle dit. En 2016, on estime à 1,6 million le nombre de décès directement dus au diabète.

Si rien n’est fait d’ici à 2030, a renchéri le ministre de la Santé, Denise Mekam’ne, le diabète sera la 7e cause de mortalité dans le monde. «C’est dire l’urgence sanitaire à laquelle nous sommes confrontés avec des répercussions négatives sur les plans économique et social de nos pays», a-t-elle déclaré.

Il convient donc d’agir en renforçant le savoir-faire, par le développement des stratégies innovantes dans le domaine de la prévention, de la prise en charge du diabète et de ses complications. D’où le plaidoyer Denise Mekam’ne à l’endroit des laboratoires, afin qu’elles ajustent les coûts des médicaments aux revenus des patients.