Les autorités gabonaises semblent vouloir relancer le projet de construction des logements sociaux, alors que ceux existant sont au cœur de litiges à répétition entre squatteurs, bénéficiaires légaux et les sociétés publiques supposées assurer leur gestion. Avec la multinationale espagnole Main Global, l’Etat semble avoir revu ses ambitions à la baisse. 

Des logements sociaux à Angondjé. © Gabonreview

 

La promesse liée à la construction de 5000 logements sociaux par an, faite par Ali Bongo peu après son arrivée au pouvoir, ne s’est jamais matérialisée. Au lieu des 35 000 logements attendus pour la fin de son premier septennat, on en dénombre moins de 15 000 à ce jour. Plus de la moitié n’a pas été livrée. Pourtant, les autorités gabonaises n’ont pas enterré le projet. A la vice-présidence de la République, l’on s’active d’ailleurs à dépoussiérer le dossier.

Des responsables de Main Global ont devisé, mardi 12 juin à Libreville, avec Pierre-Claver Maganga Moussavou. La multinationale espagnole, déjà présente au Sénégal, a rouvert les négociations lancées en 2012 avec l’Etat gabonais. Les deux parties ont revu leurs différentes ambitions à la baisse. Les autorités gabonaises évitent désormais d’évoquer la construction de 5000 logements chaque année à travers le Gabon. Contraintes financières oblige, priorité est faite sur la construction de quelques centaines de logements dans la capitale.

Disant compter sur le «système de construction industrialisé» de la société dont il a la charge, Alfonso Jimenez, patron de Main Global, a assuré le VPR de ce que sa société est une des plus rapides dans le domaine, en plus de proposer des «coûts réduits». Pour coller aux nouvelles ambitions des autorités gabonaises, le businessman Espagnol a dit être capable de livrer 1000 logements sociaux par an.