Impliqué dans le scandale d’exportation de viande avariée, le gouvernement Brésilien a informé l’opinion par le biais d’un communiqué de son ambassade au Gabon paru le 3 avril, sur la suspension de 21 unités de production impliquées dans l’affaire, avant de rassurer sur son engagement à intensifier et améliorer les garanties de système de contrôle sanitaire.

Viande avariée. © leparisien.fr

 

Le 28 mars dernier, le ministère de l’Agriculture gabonais a annoncé la suspension de façon ciblée, «des importations en provenance des fournisseurs Brésiliens» impliqués dans le scandale de «la viande avariée destinée à l’exportation» Selon le gouvernement, cette décision a été motivée par «le principe de précaution», afin de prévenir tout risque sanitaire à la population.

Pour lever tous les soupçons sur cette affaire, le gouvernement brésilien a tenu a rassuré l’opinion par le biais d’un communiqué de son ambassade à Libreville, paru le 3 avril 2017.

Le communiqué explique «le 17 mars, la police fédérale brésilienne a annoncé l’opération d’investigation appelée : Carne Fracas (chaire faible), concernant la certification de viande et produits de viande par des fonctionnaires du ministère de l’Agriculture du Brésil dans 21 unités de production.»

Parmi ces 21 unités de production, «trois d’entre elles ont vu leurs opérations suspendues et toutes les 21 sont en train d’être ré inspectées pour vérifier la conformité des produits. En outre, les autorisations d’exportations octroyées à ces 21 unités ont été suspendues de manière préventive», explique le communiqué.

Par ailleurs, le communiqué de la représentation diplomatique brésilienne précise que «les enquêtes ne visent pas le système d’inspection de l’agriculture et de l’élevage en place, dont la rigueur est largement reconnue, mais plutôt quelques cas de mauvaise conduite professionnelle».

Cette précision a amené l’ambassade du Brésil à réaffirmer son «compromis avec la qualité et l’efficacité des programmes sanitaires officiels et des contrôles spécifiques sur les aliments d’origine animale produits au Brésil». Le gouvernement Brésilien «réitère son engagement à améliorer constamment les garanties de systèmes de contrôle sanitaires», rassure le communiqué.

Auteur : Carlyne Mamboundou