Le président de l’Union pour la nouvelle république (UPNR) continue de penser que seul un 3e dialogue permettra au Gabon de sortir de la crise politique qui perdure. D’autant que les assises organisées par Jean Ping puis par Ali Bongo, selon lui, n’ont abouti à aucun résultat probant.

Louis-Gaston Mayila (au centre), appelant, le 27 octobre 2017 à Libreville, à un 3e dialogue politique. © Gabonreview

 

Quelques invités de l’opposition à sa déclaration. © Gabonreview

Face à la crise politique qui perdure, le président de l’UPNR appelle une nouvelle fois, ce vendredi 27 octobre, à l’organisation d’un 3e dialogue. Il en va de l’avenir du pays, prévient-il.

«Il faut que le président de la République accepte qu’il y ait ce 3e dialogue, sans quoi le Gabon ne s’en sortira pas. C’est ce dialogue qui permettra de donner au pays un nouveau départ, parce que, s’il est organisé et que tout le monde y prend part, le gouvernement qui en sortirait sera capable de prendre à bras-le-corps tous les problèmes du pays, à l’instar du chômage, de l’éducation et des problèmes structurels, culturels et sociaux. Toutes ces choses qui font qu’un pays marche. Aujourd’hui, notre pays ne marche pas», a soutenu Louis-Gaston Mayila. Les assises auxquelles il appelle, a-t-il indiqué, doivent nécessairement être soumises à l’arbitrage d’une institution internationale neutre. Le président de l’UPNR cite en exemple les Nations-unies et l’Union européenne.

Louis-Gaston Mayila ne mésestime pas l’idéal promu par les deux dialogues qui ont déjà eu lieu : celui de décrisper le climat politique après la présidentielle d’août 2016. Seulement, ces deux assises lui apparaissent comme des rendez-vous manqués. «Nous avons, avec toute la bonne volonté du monde, essayé d’organiser un dialogue dans l’opposition. Vu que le pouvoir n’y a pas pris part, j’ai considéré que ce dialogue n’en était pas un. Les résultats de celui-ci sont là. Du côté du pouvoir, à coup de renfort de publicité et de promesses de per diem, on a également essayé d’organiser un dialogue. Là aussi, ce n’en était pas un, parce qu’il n’a pas été inclusif et des participants disent avoir été floués», a-t-il jugé, non sans jurer que ce 3e dialogue «impartial» qu’il appelle se fera.

Sur la question de la révision constitutionnelle qui divise la sphère politique nationale ces derniers jours, l’opposant a exprimé son mécontentement. «Je ne peux pas penser que ce texte a été examiné par 30 personnes, qui ont été à l’école, qui font de la politique et qui entendent le proposer aux Gabonais. Ces gens-là, ce sont eux qui nous mettent également dans le trou. Et quand ils l’écrivaient, où étaient les ministres ? Dans leurs cuisines ? Il faut que les ministres prennent leurs responsabilités, sinon nous arriverons à une espèce de monarchie qui ne dit pas son nom», s’est-il emporté, promettant de publier dans les prochains jours un communiqué de presse contenant le point de vue de son parti politique.