Les organes d’expression du dialogue social dans l’entreprise doivent être fonctionnels pour garantir la production et sécuriser les emplois. La météo économique du pays étant morose.

Instantané du défilé des travailleurs sur le boulevard Triomphal Omar Bongo. © D.R.

 

En célébrant avec les travailleurs du Gabon la fête du travail ce 1er mai 2017, le gouvernement gabonais a saisi l’occasion pour exhorter les travailleurs à privilégier l’esprit du dialogue social en ces temps de crise économique et financière.

« Je suis profondément convaincu que le dialogue social constitue la voie la plus pertinente au maintien d’un climat social apaisé, toute chose qui concourt à l’amélioration des conditions de travail et à un rendement optimal de l’entreprise», a fait savoir le ministre du Travail.

Placé sous le thème : «Promotion des organes d’expression du dialogue social dans l’entreprise», la 127e édition de la fête du travail a donc consacré l’échange interne entre employeurs et employés, de sorte à faire prévaloir l’intérêt général. Eloi Nzondo, le ministre du Travail, a estimé que les questions de santé au travail, les questions environnementales, les reconversions aux nouveaux métiers, ainsi que la mise en place des instances représentatives du personnel, notamment les délégués du personnel, les comités permanents de concertation économique et sociale, les comités de sécurité et santé au travail et les délégués syndicaux entre autres, participent de la sérénité du climat en entreprise, utiles «pour une croissance économique et la sécurité des emplois», a-t-il indiqué.

Il n’a pas manqué de rappeler que bon nombre de protocoles signés par le gouvernement permettent aujourd’hui de restructurer l’économie du pays. Le protocole signé entre l’Etat et le Patronat est l’un d’entre eux. Seulement, «l’adoption du Code du Travail révisé de façon tripartite demeure encore une préoccupation majeure pour tous», a assuré le ministre.

Eloi Nzondo s’est félicité des signatures de plusieurs conventions d’entreprises et accords d’établissements impliquant les travailleurs et les employeurs des entreprises privées et parapubliques de plusieurs secteurs. Des ententes qui ont permis, assure-t-il, de préserver la cohésion sociale. Une présence renforcée des inspecteurs et contrôleurs du travail sur le terrain permettra aux acteurs du dialogue social de préserver la justice et la paix sociales dans notre pays.

Pour lui, un environnement de travail «débarrassé de rapports conflictuels au sein de vos entreprises respectives est la voie royale et la pierre angulaire de la construction du Gabon émergent», a-t-il conclu.

Auteur : Alain Mouanda