Les contours de ce conclave, prévu du 3 au 5 mai prochain, ont été dressés par le président en exercice de l’Institut francophone de la régulation financière (Ifrefi), ce 28 avril à Libreville.

Le président en exercice de l’Ifrefi lors de sa conférence de presse, le 28 avril 2017 à Libreville. © Gabonreview

 

Quelques moments de la conférence de presse. © Gabonreview

En prélude à la 16e session annuelle de l’Institut francophone de la régulation financière (Ifrefi), le président en exercice de cette institution est revenu, ce 28 avril à Libreville, sur les contours de cet événement qui se tiendra dans la capitale gabonaise, du 3 au 5 mai prochain.

«Il s’agit d’une réunion statutaire, parce que l’Ifrefi a été créé en 2002 avec un secrétariat organisé autour de la commission des marchés financiers français, l’AMF (Autorité des marchés financiers, ndlr), avec une présidence tournante», a déclaré Raphaël Tung Nsue, par ailleurs président de la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf).

«C’est un honneur pour la Cosumaf de diriger une telle institution couvrant l’ensemble de pays francophones, aussi bien en Afrique qu’en Europe, en Amérique et en Asie. Et qui a fait ses preuves dans les domaines de la formation et d’organisation de la coopération entre les institutions. C’est institution ayant une force au sein du concert des instances de régulation internationale», a-t-il poursuivi, avant de revenir sur les objectifs même de la 16e session annuelle de l’Ifrefi.

Concrètement, cette rencontre permettra de favoriser les échanges de savoir-faire, d’expériences et d’informations sur les marchés financiers et leur contrôle par les autorités membres. C’est une tribune internationale pour expliquer aux différents participants, les ambitions de réformes économiques entreprises et projetées, la promotion et la dynamisation du secteur privé, comme clés de l’émergence économique.

Quatre thèmes seront développés lors de la première journée des travaux. Le premier portera sur le financement de l’économie, où il sera question de voir la place du marché financier dans ce processus. «Sur ce point, nous espérons atteindre les oreilles attentives de nos autorités et des investisseurs», a lancé Raphaël Tung Nsue. Car, aujourd’hui encore, «nous avons l’impression que le marché financier est réservé à une certaine élite. Cela devrait être l’occasion de démentir ce ressenti, car le marché financier est ouvert à tout le monde», a-t-indiqué, soulignant que les participants pourront notamment échanger avec le professeur Daniel Ona Ondo.

Le deuxième thème, quant à lui, fera la part belle aux autres modes de financement. «Il est vrai que le système financier de la Cemac est composé exclusivement du système bancaire. Dans ce panel, l’on pourra savoir quel est l’apport des banques de développement, des fonds d’investissement, de la microfinance», a expliqué le président en exercice de l’Ifrefi, convaincu que «tous les acteurs participant au financement de l’économie auront leur place à ce panel».

Au niveau du troisième thème par contre, l’accent sera mis sur l’introduction en bourse d’une entreprise ou une institution. «C’est un panel qui sera animé par Pascal Houangni Ambourouet, ancien directeur général de la BVMAC (Banque des valeurs mobilières de l’Afrique centrale, ndlr). Il sera ici dans son élément», a affirmé Raphaël Tung Nsue.

Le dernier thème de cette première journée des travaux, enfin, s’attardera sur la notation financière. Comment une entreprise notée peut susciter un intérêt sur le marché financier. Pour ce qui est des autres journées, la deuxième sera plus réservée aux régulateurs, aux présidents des institutions de régulation financière. «Mais elle sera marquée par la présentation de l’économiste Lionel Zinsou», a annoncé le président de l’Ifrefi, soulignant que le dernier jour sera consacré à «un séminaire très centré sur les questions de reporting au sein des institutions de régulation financière».

Par ailleurs, cette 16e session annuelle de l’Ifrefi sera également marquée, dans le cadre du dialogue avec les acteurs des marchés, par un «forum qui enregistrera la participation de hautes personnalités reconnues pour leur expertise en matière économique et financière», a conclu Raphaël Tung Nsue.