Le mouvement féministe «L’appel des mille et une» ne cache pas son aigreur face à la faible représentativité des femmes dans dernier le gouvernement du 4 mai dernier. Dans un document paru le 17 mai dans le quotidien L’Union, il dénonce la forte féminisation de la fonction de ministre délégué.

Militantes de l’Appel des mille et Une, lors d’une tournée dans le Haut-Ogooué, en juillet 2016. © Lappel-des-Mille-et-Une

 

Très engagé à faire appliquer, au Gabon, la disposition constitutionnelle qui commande l’accès équitable des hommes et femmes aux postes de responsabilité, le mouvement féministe l’Appel des mille et Une ne décolère pas face à la faible présence des femmes dans le tout dernier gouvernement.

Rendue publique le 4 mai, le cabinet Issoze Ngondet compte 41 membres dont une femme ministre d’Etat, 4 femmes ministres et huit femmes ministres déléguées. Ce qui représente 32% de gente féminine.

Au vu de ces chiffres, l’Appel des mille et Une  «constate pour le regretter, que  l’équipe gouvernementale se caractérise par la féminisation de la fonction de ministre délégué». Sans l’intention de mépriser la fonction républicaine, le mouvement féministe estime «qu’il est de notoriété  publique que celui ou celle qui porte la vision d’un département ministériel c’est le ministre titulaire». En conséquence, il est à craindre que «les nouvelles promues dont certaines sont inconnues, soient des sans voix», relève l’Appel des mille et Une.

Si pour la structure cornaquée par Nicole Assélé, une chose est de faire appliquer la loi de 30%, elle pense tout de même qu’une autre est veiller à ce que des femmes soient «représentées aux postes stratégiques et décisionnels afin d’apporter une contribution visible au développement du pays».

Toutefois reconnaît l’Appel des mille et Une, les femmes doivent être davantage sensibilisées, formées et mobilisées pour «mener à bout la bataille inlassable du respect de leurs droits».

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga