Le rapport final du 11e Congrès ordinaire du PDG, tenu du 8 au 10 décembre 2017 à Angondjé, a égrené des constats, des recommandations et annonces d’actions en vue de «la revitalisation et la régénération» de la formation politique au pouvoir, vieille de 50 ans.

Arrivée d’Ali Bongo à la clôture du 11e Congrès du 8 au 10 décembre 2017. © Communication congrès-PDG

 

Présidé par André-Dieudonné Berre, le 11e Congrès du Parti démocratique gabonais (PDG) a permis aux militants de plancher, à travers six commissions, sur le contexte politique national et international dans lequel il évolue, ses rapports avec les autres groupes et mouvements politiques. Si les rapports avec la diaspora n’ont pas été omis, il s’est également agi d’évaluer la politique économique, sociale, culturelle et environnementale, ses moyens de financement, de communication, de marketing.

Ali Bongo face aux militants du PDG lors du 11e Congrès du 8 au 10 décembre 2017. © Gabonreview

Des Constats

Le rapport final lu par Rose Christiane Ossouka Raponda se termine par une invite des PDGistes à l’action, après une énumération des constats. Ainsi, le mode de fonctionnement passé en revue et des recommandations faites pour améliorer l’efficacité du parti fondé en 1968 par Omar Bongo. Si l’on se satisfait au PDG des résultats engrangés au cours des décennies d’existence, il reste que ce Congrès a mis en exergue les dysfonctionnements dans le système de gouvernance du parti, en plus de la duplicité observée dans le comportement de nombreux cadres et de militants de base. Attitudes vertement dénoncées, autant par le Secrétaire général, Eric Dodo Bouguendza, confirmé à son poste, que par le Distingué camarade, Ali Bongo, et par un bon nombre de militants.

Au sujet de la politique économique, sociale, culturelle et environnementale, les congressistes sont revenus sur la conjoncture internationale caractérisée par la chute du baril du pétrole avec pour conséquence, un ralentissement de la croissance dans les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) dont le Gabon. C’est dans ce sens, ont-ils, relevé qu’un Plan de relance de l’économie (PRE) a été élaboré pour soutenir le développement et la croissance dans le pays.

Les rapports avec les autres mouvements politiques de la majorité laissent percevoir la nécessité de les maintenir et de les amplifier, en les basant sur le respect mutuel et le souci de la sauvegarde de l’intérêt du peuple gabonais. Quant au financement de leur parti, les participants à ce 11e Congrès ont constaté, pour d’ailleurs le déplorer, la persistance de l’insuffisance des ressources financières. Ce d’autant plus que celles qui existent reposent essentiellement sur le financement public ou sur le financement exceptionnel.

La communication et le marketing du PDG apparaissent comme le ventre mou de ses actions. Les congressistes ont reconnu l’impérieuse nécessité de communiquer, bien communiquer.

Recommandations pour des réformes

Au regard des observations et constats, des actions pour corriger les dysfonctionnements observés, notamment lors du dernier scrutin présidentiel, sont envisagées. Les PDGistes proposent donc d’avoir une nouvelle offre politique pour la population, en mettant l’action sur le comportement, le discours et l’action en vue d’une plus grande attractivité du parti. Ils préconisent de même la correction des erreurs de casting, notamment en matière de gestion des ressources humaines, la mise en place des mécanismes permettant une meilleure accessibilité des populations au Distingué camarade, ainsi que la révision du mode de gestion des moyens du parti en impliquant davantage les militants, à tous les niveaux.

La décentralisation du fonctionnement du parti, l’interdiction formelle d’y créer des courants, le soutien à l’engagement politique, la promotion de l’effort figurent, entre autres, au titre des recommandations de ce congrès.

Elles devront se muer en feuille de route devant ouvrir la voie à des réformes conséquentes en vue de l’atteinte de l’indication du président de cette formation, Ali Bongo Ondimba qui, à l’ouverture, déclarait que le «PDG doit être un parti de l’action, de réalisation et de résultats (…) Il doit donc être une force de proposition» pouvant «aiguiller le gouvernement dans ses missions au service du Gabon, des  Gabonaises et des Gabonais».

Pour marquer cette volonté de «régénérer et de revitaliser» conformément à la thématique de ce 11e Congrès ordinaire, l’essentiel du bureau directeur a été renouvelé.