Avec un temps de 28’03, Maxwell Kortek a remporté la deuxième édition du 10 km de POG, le 24 juin à Port-Gentil. L’Ougandais fait cependant moins bien que le Kenyan Alex Korio, recordman de l’épreuve, arrivé en troisième position cette année.

Maxwell Kortek franchissant la ligne d’arrivée, le 24 juin 2018 à Port-Gentil. © Gabonreview

 

Vue des podiums élites hommes et femmes. Et celui des Gabonais, chez les hommes. © Gabonreview

La deuxième édition du 10 km de POG a eu lieu le 24 juin à Port-Gentil. Chez les hommes parmi l’élite, la compétition a été remportée par l’Ougandais Maxwell Kortek (28’03). S’il n’a pas battu le record de l’épreuve, l’athlète a cependant eu le mérite de détrôné le vainqueur de la première édition, le Kenyan Alex Korio (28’15), arrivé en troisième position cette année. La deuxième marche du podium a été occupée par l’Ethiopien Andamlak Belihu (28’15).

«J’ai bien couru dans une course très bien organisée. Il y avait un très beau plateau. J’aurais aimé cependant courir plus vite car je n’ai pas pu battre mon propre record et partant, celui de l’épreuve. J’ai toujours été devant, j’ai mené les débats depuis le début et j’estime que cette victoire est amplement méritée», a déclaré Maxwell Kortek, regrettant avoir été gêné par le vent et la chaleur. Premier Gabonais dans cette catégorie, Djessy Mouele Kodo (32’09) est arrivé en sixième position.

Chez les dames, par contre, la Kenyane Caroline Kipkirui (31’ 24) a été la patronne, battant au passage le record de l’épreuve. «Je suis très contente d’avoir été invitée et d’avoir gagné cette course ici à Port-Gentil. J’ai tout donné aujourd’hui pour battre le record de l’épreuve et j’espère être de la partie lors de la prochaine édition», s’est réjouie la championne. Les deuxième et troisième places ont été occupées par la Kenyane Sandra Tuei Chebet (31’46) et l’Ougandaise Mercyline Chelangat (32’30). La première Gabonaise à franchir la ligne d’arrivée est Audrey Ninze, avec un chrono de 45’59.

Présent à cette compétition dont il a donné le coup d’envoi, comme lors de la première édition, le chef de l’Etat a cependant déploré le manque de résultats de la fédération d’athlétisme, notamment. «Comment comprendre que quelqu’un est à la tête d’une fédération pendant des décennies, sans résultats, et est toujours en poste ? Cela prouve à suffisance qu’il y a un véritable problème», a déclaré Ali Bongo.

Pour lui, «il faut simplement que les uns et les autres s’y mettent et que ceux qui ne remplissent pas les cahiers des charges laissent la place aux autres». Heureusement, le chef de l’Etat peut compter sur le ministère des Sports, qui a «des ambitions très précises pour développer davantage les épreuves et les compétitions sportives». Ali Bongo entend du reste initier un dialogue avec les fédérations sportives internationales pour renforcer l’action des fédérations gabonaises.

Présenté comme la distance de base du running sur route, le 10 km a réuni cette année 7140 participants à Port-Gentil, contre 5446 en 2017. Désormais, les organisateurs entendent labéliser la compétition et l’ériger au rang de rendez-vous incontournable de l’athlétisme africain.